L'hypothèse de la chute

Le mardi 5 décembre 2017 - 20h

  • Lieu : L'Auditorium
  • Adresse : 34 Rue Henri Sellier
  • Thème : Spectacles
  • Infos : Partagez un buffet dînatoire avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation - Plus d'informations

L'Hypothèse de la chute

Chorégraphie de Frédéric Cellé

Création musicale : Camille Rocailleux

Interprètes : Justine Berthillot, Tatanka Gombaud, Maxime Herviou, Clément Le Disquay, Aurélie Mouilhade.

Scénographie et création lumière : Gilles Faure

Regard extérieur: Herman Diephuis

Construction du décor : Ateliers de la MCB° Bourges

Production Compagnie Le grand jeté !

Coproduction L'arc, scène nationale Le Creusot ; Centre Chorégraphique National de Grenoble ; Le Théâtre, scène nationale de Mâcon ; MCB° Maison de la Culture de Bourges/Scène nationale ; Centre Chorégraphique National de Bourgogne- Franche-Comté - Belfort.

Partenaires Théâtre Gérard Philipe, scène conventionnée pour les arts de la marionnette et les formes animées - Frouard ; Théâtre Gaston Bernard - Chatillon-sur-Seine ; Espace 110, centre culturel - Illzach ; Théâtre Les arts - Cluny ; accueilli en résidence par La Plateforme, projet de développement de la danse contemporaine sur les territoires, mené par la Cie Samuel Mathieu.

Accueilli en résidence par La Plateforme, projet de développement de la danse contemporaine sur les territoires, mené par la Cie Samuel Mathieu.

La Compagnie Le grand jeté ! est subventionnée par la Drac Bourgogne-Franche-Comté, conventionnée par le Conseil Régional Bourgogne-Franche-Comté, le Conseil Départemental de Saône-et-Loire et la Ville de Cluny.

LE PETIT PLUS !

À Table ! Partagez un buffet dînatoire avec l'équipe artistique à l'issue de la représentation (réservation au 02 48 67 06 46)

Genèse

Péché originel, vol d'Icare, saut dans le vide d'Yves Klein, la chute d'Albert Camus, ... la figure de la chute traverse l'histoire des arts avec toujours autant d'interrogation et incarne une part de la nature humaine.

Suspension dans le temps, dans le vide : ce qui m'a séduit dans la série de photos dédiées à la chute c'est bien cette perte de sens et de logique. Ce travail m'attire parce qu'il est double : physique et social. Ainsi donc commence une réflexion sur ce qui peut nous aspirer à chuter, à tomber, à se mettre en déséquilibre, quels sont les motifs, les intentions de la chute ? Est-ce le désir de liberté, de frissons ? Quelle dualité nous pousse dans cette attraction? Commence alors l'envie de changer notre regard sur cette fatalité et l'envie de travailler sur les élans des chutes, les rattraper, les accompagner, les contrarier, les sublimer, les soutenir, les détourner, les surélever pour finalement les transcender. Peut-être même se déporter pour prendre appui ailleurs, chuter pour quitter, pour recommencer, pour vivre.

Accumulation de mouvements, saturations, adaptations, précipitations, dépassement de soi, qu'elle que soit la réponse des danseurs, ils ne feront que provoquer l'irrésistible envie de chuter. Chuter pour appeler l'autre, par besoin d'être secouru, accompagné. Dans la précipitation ou la décontraction, la rage ou l'oubli, le danseur se préparera au choc ou fera face au vertige... Corps en apesanteur, il se propulse ou perd la gravité.

Aux extrémités du plateau, cinq interprètes se font face, ils attendent. Chacun à sa manière, redoute le moment d'une hypothétique chute, de l'instant où il faudra, peut-être, rattraper l'autre, au ras du sol, dans le goût du risque. Dans ces attentes répétées, accumulées, les regards se soutiennent, s'unissent ou se désunissent, loin des enjeux habituels de la pratique de la chute. Débute alors une série de défis entre ces hommes et femmes, pour se mesurer, se chercher, se provoquer, obliger l'autre à le contraindre, mais surtout pour entrer dans un dialogue qui amorce non pas une prise de pouvoir mais le besoin de l'autre pour tenir droit

Depuis la découverte du travail de Denis Darzacq et de ses photos sur la chute, j'ai poursuivi mes recherches avec Plongeons, documentaire Sudéois. Plongeons, ce sont des gens, seuls ou à deux, qui grimpent en haut d'un plongeoir de dix mètres... Par son minimalisme, ce documentaire est saisissant sur la peur et la possibilité de la vaincre. Un documentaire réalisé par Axel Danielson, Maximilien Van Aertryck.

Le processus expérimental du film évoque une expérience physique, et le résultat n'est jamais prévisible. Une piscine, intérieur jour. Un plongeoir de 10 mètres. La caméra est orientée vers le tremplin. Le son est réglé de telle sorte que le spectateur entend tout ce qui se passe là-haut. Des gens, seuls ou à deux, grimpent en haut du plongeoir, s'avancent jusqu'à l'extrême bord du tremplin, regardent en bas. Marquent une pause. Qu'est-ce qui les pousse à sauter ? Que représente la hauteur ? Qu'est-ce qui demande le plus de courage - sauter ou faire demi-tour et redescendre ? La tension s'évanouit au moment du saut, ou plus exactement, du cri. Soulagement de part et d'autre, ne reste que le silence.

Imaginer cette création comme une expérience où l'inexplicable, en actions comme en émotions, sera éprouvé. Pour cela, pas de travail narratif en amont, je laisse la place au silence, à la découverte de l'espace, des autres... Dans l'abstraction des corps naitra la narration, au service des situations que nous mettrons en oeuvre pour tenter, encore une fois, de repousser nos limites.

Contacts

Maison de la Culture - B.P. 257 - 18005 Bourges Cedex
allo renseignements, locations : 02 48 67 74 70 / 06 08 31 69 80
allo service presse : Catherine Bouzitat 02 48 67 74 78
clic : www.mcbourges.com

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